Comment arrêter de recommencer quand tu as un TDAH

As-tu l'impression d'être coincé.e dans une boucle où tu arrête ton habitude et tu dois sans cesse recommencer? Que ce soit le journaling, l'entraînement ou même faire une liste d’épicerie, cette petite voix qui murmure "je devrais recommencer" est un sentiment universel pour beaucoup, surtout lorsque tu vis avec un TDAH.

Pourquoi "recommencer" peut peser si lourd ?

Cette fameuse phrase, "je devrais recommencer", revient souvent. Que ce soit en coaching ou dans les courriels que je reçois, elle traduit un sentiment de culpabilité et de découragement. Mais pourquoi ? Parce que chaque fois que tu la prononces, elle alimente une perception négative de toi-même : celle de quelqu'un qui "échoue", qui "n'est pas constant", ou qui "n'arrive pas à suivre ses engagements".

Et pourtant, cette perception est souvent fausse. Il ne s'agit pas de recommencer, mais de continuer ton chemin. Alors, voici un deal : arrêtons d'utiliser cette phrase, et voyons pourquoi et comment.

5 stratégies pour sortir du cycle de "recommencer"

1. Change ton langage, change ta perception

Le simple fait de dire "je recommence" donne l'impression d'un échec. Remplace cette expression par "je continue" ou "je reprends là où j'en étais". Ainsi, tu recentres ton énergie sur le chemin parcouru plutôt que sur ce que tu n'as pas fait.

💡 Astuce : laisse-toi des notes pour te rappeler tes succès. Regarde les actions déjà accomplies sur une semaine, un mois ou une année. Tu verras que la réalité est souvent bien plus positive que ce que ton ressenti te dit sur le moment.

2. Revois tes attentes : le piège du perfectionnisme

Beaucoup de personnes avec un TDAH ont des attentes irréalistes envers elles-mêmes. Tu n'as pas besoin d'être parfait. En fait, viser 100 % de réussite est souvent une recette pour l'abandon.

👉 Par exemple : mon objectif d’être active n’est pas de bouger chaque jour, mais d’être active la majorité de l’année. Si j’atteins plus de 50 %, je suis satisfaite, car c’est réaliste. Revois tes critères de succès pour qu’ils s’alignent avec la vie réelle.

3. Est-ce vraiment important pour toi ?

Les "je devrais" et "il faudrait" viennent souvent de pressions externes ou sociales. Mais est-ce une priorité pour toi ? Prends le temps de te poser ces questions :

  • Cette action m'apporte-t-elle un bénéfice réel ?

  • La fais-je pour moi ou pour plaire ou me conformer ?
    Si elle ne correspond pas à tes valeurs ou tes besoins, il est peut-être temps de la réévaluer ou de l'adapter.

4. Adapte tes stratégies à ton fonctionnement

Parfois, ce n’est pas la tâche qui pose problème, mais la manière de l’intégrer dans ton quotidien. Trouve le moment ou le contexte où elle te demande le moins d’effort.

👉 Exemple personnel : mon dentiste recommande de passer la soie dentaire le soir. Mais le soir, je n’ai pas l’énergie pour ça. Alors, je le fais le matin, même si ce n’est pas "parfait". Le plus important est de trouver une stratégie qui fonctionne pour toi.

5. Soutiens-toi avec des rappels et des ancrages

Ne compte pas sur ta mémoire ou ta volonté pour faire des choses. Utilise des rappels : alarmes, post-it, ou même des déclencheurs dans ton environnement. Si possible, associe-toi à quelqu’un pour créer une dynamique de soutien mutuel.

L'essentiel : va dans la bonne direction, pas vers la perfection

Le succès ne réside pas dans la répétition parfaite d’une habitude, mais dans la capacité à maintenir un cap global, même avec des interruptions. Si tu rates une journée, accepte-le et reprends demain. C'est cette flexibilité qui te permettra d'avancer avec sérénité.

💡 Conclusion : Sois doux avec toi-même. Ajuste tes attentes, challenge tes croyances, et développe des stratégies qui respectent ton fonctionnement unique. Chaque pas compte, même les plus petits.

Alors, prêt.e à continuer sans plus "recommencer" ? 😊

Tu peux écouter l’épisode sur le sujet sur spotify ou sur YouTube

Précédent
Précédent

6 questions pour clarifier ton futur

Suivant
Suivant

Défais-toi d’un objet qui traine